1er août, part 2
à ce jour de fête nationale, je savais pertinemment qu'il n'était pas encore l'heure pour moi de me trouver face au grand amour. malgré les avertissements décourageants de mon horoscope du matin bleu qui n'indiquait qu'une étoile bien décevante en amour pour les balances, je suis tout de même sorti pour prendre la température du weekend et pendant qu'on y est prendre également un vent innocent.
il est passé 22 h. le début du spectacle des feux d'artifices était imminent. l'attente se faisait sentir au dessus de la ville. bien que les espaces se réduisaient, nombreux sont les gens qui sont à la recherche d'une place assise sur les pierres plates en pente le long du bord du lac, face au ciel froid bientôt obscure, bientôt transformé en une éblouissante fournaise. et dans les ultimes secondes, il y a encore ceux qui tentent désespérément de prendre contact avec les dernières personnes de leur entourage, malgré la marrée humaine. quant à moi, non loin pas mécontent d'avoir trouvé une bonne place, j'attendais patiemment, semblant d'être calme. à vrai dire, je n'étais pas vraiment à l'aise à côté de ces bruits de pétards. je pensais que j'aurais été en meilleur sécurité à bagdad qu'au milieu de ces explosifs commerciaux ou de ces fusées incontrôlables déclenchées par des foutus amateurs.
la puissante détonation de la première fusée du spectacle a du coup attiré l'attention des quelques milliers de spectateurs de la rive. l'euphorie s'est aussitôt approprié le coeur des gens. des "waah" et des "woh" ont également pris le contrôle des esprits de chacun. le visage émerveillé et les yeux béants dans le ciel, je contemplais ce moment comme un enfant perdu dans le cosmos à la recherche de son étoile. dans ces profondes pensées, je me rappelle alors qu'olivia devait me rappeler pour voir un film ensemble au cinéma. vu que c'est elle-même qui me l'a proposé, je n'ai pas cherché à prendre de ses nouvelles ces derniers jours. cependant, les feux continuèrent leurs danses enflammées dans le ciel et ces souvenirs disparurent soudainement dans une poussière nébuleuse. après le coup de feu final, la foule s'est dispersée dans un silence enchanté suite à des applaudissements et des acclamations tonitruants. comme chaque année, parents et adultes sont venues en famille pour le plus grand bonheur de leurs enfants et pour aussi voir avec émotions leurs impôts pulvérisés dans le ciel.
parents et enfants s'en vont à la maison et nous au bar du 21.
accompagné de quelques personnes encore motivées pour boire un verre, je marchais gaiement, la tête dans les étoiles avec les yeux encore éblouis par le spectacle. le bar du 21 se trouve sur le chemin du cinéma apollo. je profite alors, depuis l'extérieur, de faire un petit coucou à steve qui me répondit aussitôt d'une humeur accueillante. arrivé au bar du 21, mon regard s'est mis immédiatement à fixer le sol. je ressentais tout à coup une sueur froide longer le long de mon corps, explosant ma tête au passage. je venais d'apercevoir olivia. elle était assise, non loin du bar, plaisantant avec ses amis. après une longue réflexion et quelques verres dans le nez, je suis parti à sa rencontre.
à suivre...